GuinÉe Bissau

Présentation

Guinée-Bissau, en portugais Guiné-Bissau, pays d'Afrique de l'Ouest, ouvert sur l'océan Atlantique. Sa capitale est Bissau, à laquelle le pays doit son nom.
La Guinée-Bissau est limitée au nord par le Sénégal, à l'est et au sud par la Guinée. Pays très pauvre, la Guinée-Bissau est minée par le fardeau d'une dette très lourde et par un chômage touchant près de 40 % de la population active.

Relief-Faune-Flaure

Relief >> La Guinée-Bissau s'étend sur 36 125 km². Un tiers du territoire de la Guinée-Bissau est constitué par des îles (au nombre de soixante, dont l'archipel des Bissagos) et, sur le continent, par une plaine côtière marécageuse. Le relief s'élève progressivement vers l'est jusqu'à former un plateau qui, au sud-est, culmine à 360 m d'altitude. Des petits fleuves (Corubal, Cacheu, Geba), serpentent d'est en ouest et forment de vastes estuaires à leur embouchure. La plupart d'entre eux sont navigables et constituent le principal moyen de transport.

Climat >> Le pays est soumis à un climat tropical humide, avec une moyenne annuelle des températures de 25 °C, sans variation très marquée d'une saison à l'autre. La saison des pluies dure de mai à octobre, avec des précipitations allant de 1 500 mm dans le Nord-Ouest à 2 600 mm dans le Sud ; la moyenne annuelle des précipitations, à Bolama, atteint 2 184 mm.

Faune & Flore >> La plaine côtière est recouverte d'une végétation très touffue et de forêts humides ; la mangrove encombre les lagunes et l'embouchure des fleuves, de même que l'archipel des Bijagos au large. L'intérieur du pays est le domaine de la savane arborée.
La Guinée-Bissau est riche en bois durs tropicaux qui ne sont guère valorisés. Les gisements de bauxite, de phosphate, de zinc, de cuivre et de pétrole offshore ne sont pas encore exploités.

Art & vie culturelle

Données culturelles en cours de collecte...

Économie

L'économie est principalement agricole. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 280 millions de dollars en 2004, soit un PIB annuel par habitant de 180 dollars, la Guinée-Bissau est un pays pauvre. Le pays ploie sous le poids d'une dette trop élevée pour ses capacités économiques : en 1995, la dette extérieure brute s'est élevée à 894 millions de dollars. Depuis 1986, la politique économique a radicalement changé, le gouvernement ayant renoncé au dirigisme. Des plans d'ajustement structurels (PAS) successifs ont été mis en œuvre, avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.
L'économie de la Guinée-Bissau est fondée sur les cultures vivrières : le riz, nourriture de base de la population, le sorgho, le maïs, les plantains et le manioc. Les exportations se composent principalement d'arachides, cultivées à l'intérieur du pays, de noix de coco, que l'on trouve sur les îles et la côte, et de noix de cajou (46 500 t en 1994).
L'industrie de la pêche, qui s'est rapidement développée, représente l'une des principales sources de revenus. À l'intérieur du pays, l'élevage de bovins, de caprins et de porcins constitue également une activité agricole importante.
En 2004, l'industrie ne contribuait que pour 12,2 % au PIB. Elle se limite à la transformation de matières premières et à la fabrication de produits de consommation courante : brasserie, fabrication de jus de fruits, assemblage de voitures (500 par an), défibrage du coton ; complexes agro-industriels (rizeries, huile d'arachide, alimentation animale), peintures, matériaux de construction.
La monnaie est le franc qui se divise en 100 centimes. En 1990, la Guinée-Bissau a demandé son entrée dans la zone franc. D'abord refusée — les finances publiques devant être au préalable assainies —, la Guinée-Bissau est finalement entrée officiellement dans la zone franc le 31 mars 1997, ce qui a provoqué une flambée des prix et un fort mécontentement.
Le commerce extérieur de la Guinée-Bissau est déficitaire. Les exportations sont agricoles à 98 % et n'ont représenté, en 2000, qu'une valeur de 53 millions de dollars tandis que les importations se sont élevées à 75 millions de dollars. Elles sont composées pour 32 % de produits alimentaires, pour 7 % de combustibles, pour 15 % de machines et matériel de transport, et pour 43 % d'autres biens manufacturés.
Le réseau routier s'étend sur 4 400 km, dont environ 8 % sont carrossables. Les principaux port et aéroport se situent à Bissau.

Histoire

La Guinée-Bissau accède à l'indépendance en 1974, au terme d'une guerre de libération menée par le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui devient le parti unique. Elle est régie par une Constitution introduite en 1984 par João Bernardo Vieira, grâce à laquelle il s'arroge tous les pouvoirs, et amendée à plusieurs reprises (1991, 1993, 1996). En particulier, la révision constitutionnelle de 1991 abolit la suprématie du parti unique et instaure le multipartisme. Dans ce contexte, plusieurs mesures de libéralisation sont mises en œuvre : indépendance des syndicats et liberté syndicale, droit de grève, liberté de la presse… Le 7 août 1994, la première élection présidentielle pluraliste est remportée avec 52 % des voix par João Bernardo Vieira contre Kumba Yala, le candidat du Parti de la rénovation sociale.
Le processus de démocratisation est cependant perturbé dès 1998 par l'entrée en rébellion d'une majeure partie de l'armée. Le président Vieira est renversé en 1999. Le retour aux institutions démocratiques est marqué par l'élection à la présidence de la République de Kumba Yala en janvier 2000 (avec 72 % des suffrages face au candidat du PAIGC, Malam Bacai Sanha). Après deux nouveaux coups d'État militaires (en 2000 et en 2003) et la mise en place d'un gouvernement civil de transition, le processus démocratique reprend avec la tenue d'élections législatives (mars 2004), qui portent au pouvoir l'ancien parti unique, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC). Il se clôt avec l'élection présidentielle de juillet 2005, remportée par l'ancien président João Bernardo Vieira, face au candidat du PAIGC Malam Bacai Sanha. Ces deux scrutins sont jugés « libres, justes et transparents » par les observateurs internationaux, en dépit d'un certain nombre de dysfonctionnements.


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