Djibouti

Présentation

Djibouti est un pays d'Afrique de l'Est situé à l'entrée de la mer Rouge et appartenant à la Corne de l'Afrique. Sa capitale est la ville de Djibouti. Djibouti est limité à l'est par le golfe d'Aden, au sud-est par la Somalie, au sud et à l'ouest par l'Éthiopie et au nord par l'Érythrée. Le pays est séparé de la péninsule Arabique par le détroit de Bab el-Mandeb, d'une largeur de 30 km.

Relief-Faune-Flaure

Relief >> La superficie de Djibouti est de 23 200 km². Le pays, d'une très grande aridité, se compose essentiellement de plateaux volcaniques. Il est traversé par la grande faille africaine, dans le prolongement du golfe de Tadjoura. Au nord de ce golfe se dressent des massifs montagneux, dont le Moussa Ali, qui culmine à 2 063 m d'altitude. Le lac Assal et le lac Abbé sont tous deux au-dessous du niveau de la mer.

Climat >> Djibouti jouit d'un climat chaud, avec une saison plus fraîche d'octobre à avril. La température moyenne annuelle dans la capitale est de 30 °C. Les pluies sont rares et irrégulières.

Faune & Flore >> La végétation de Djibouti est désertique dans les plaines, et méditerranéenne dans les montagnes (forêt du Day). L'aridité générale se prête mal à la vie animale : on ne trouve dans le pays que quelques troupeaux de chameaux, de chèvres, de moutons et de bovins. En revanche, la mer offre une profusion de coquillages et d'éponges.

Art & Démographie

la population djiboutienne était estimée à 486 530 habitants, soit une densité de 22 habitants au km². Djibouti, capitale et port très actif, est la seule grande ville du pays et abrite plus des deux tiers de la population nationale.
La faiblesse de l'espérance de vie moyenne (43,2 années) et une mortalité infantile dépassant 102 p. 1 000 illustrent les grandes difficultés économiques et sociales du pays.

La population se partage en deux communautés principales, et rivales, les Somalis (essentiellement du clan des Issas), qui représentent 60 % de la population et sont massivement implantés dans la capitale, et les Afars (35 %), qui vivent dans le Nord et dans l'Ouest. Les 5 % restants sont constitués de Yéménites et d'Européens. À partir de 1991, et pendant près de dix ans, les tensions traditionnelles entre Afars et Issas ont pris la forme d'une guérilla menée par des rebelles afars et durement réprimée par le gouvernement de Djibouti.

Économie

Avec une agriculture presque inexistante, peu de ressources naturelles et un secteur industriel réduit, Djibouti possède une économie basée essentiellement sur les services. Zone franche, le port de Djibouti est en effet le débouché des échanges régionaux (en particulier de l'Éthiopie voisine grâce à la ligne de chemin de fer qui le relie à Addis-Abeba) et un port de transbordement et de ravitaillement pour le commerce maritime international.

Outre l'activité portuaire, l'économie du pays dépend largement des revenus tirés de la présence de forces armées étrangères (françaises notamment) et de l'aide extérieure, en particulier pour le financement de ses projets de développement. Fortement endetté, Djibouti doit s'efforcer de remédier à son déficit public chronique pour bénéficier du soutien de ses bailleurs de fonds, tout en s'efforçant d'améliorer les conditions de vie de la population, notamment en matière d'éducation et de santé. Environ 50 % de la population djiboutienne est au chômage ou vit dans une extrême pauvreté.

Le principal partenaire commercial du pays est la France. L'unité monétaire est le franc de Djibouti, divisé en 100 centimes.

Histoire

À deux reprises, par les référendums de 1958 et 1967, Djibouti choisit de maintenir ses relations avec la France, malgré l'agitation des nationalistes somalis, et est rebaptisé Territoire français des Afars et des Issas. Pourtant, les mouvements indépendantistes se multiplient. La Somalie, en 1975, revendique la ville de Djibouti et les territoires habités par les Somalis, accélérant ainsi le processus d'indépendance, qui est proclamée le 27 juin 1977. Hassan Gouled Aptidon, premier président de la République et réélu en mai 1993, est épaulé par une importante présence militaire française.

À partir de 1991, le Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD) entreprend un conflit armé contre le pouvoir, et, en dépit de l'accord de paix signé en 1994 avec une faction des belligérants, les problèmes persistent : les combats laissent le pays criblé de dettes et sous la menace d'une grande instabilité politique. Après la démission du président Hassan Gouled Aptidon, âgé de 83 ans, l'élection présidentielle du 9 avril 1999 concrétise la victoire de son candidat et ancien chef de cabinet, Ismaël Omar Guelleh, qui remporte 74 % des suffrages.


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