Niger

Présentation

Niger, pays enclavé d'Afrique occidentale. Sa capitale est Niamey.
Les frontières du Niger, héritées de la colonisation, sont rectilignes et artificielles. Il est limité au nord par l'Algérie et la Libye, à l'est par le Tchad, au sud par le Nigeria et le Bénin, et à l'ouest par le Burkina et le Mali.

Relief-Faune-Flaure

Relief >> La superficie totale du Niger est de 1 267 000 km². Le pays peut se diviser en trois zones. Le Nord, qui constitue près des deux tiers du territoire, se situe dans le Sahara. Ici habitent les Touareg, nomades éleveurs de chameaux et de chèvres, conducteurs de caravanes (aujourd'hui de camions), particulièrement touchés par l'évolution économique et climatique de la région. C'est une région de montagnes, qui ont donné autrefois naissance à de grands fleuves, aujourd'hui fossiles ou transformés en oueds le temps d'une pluie. La végétation y est rare, hormis dans quelques oasis et autour des points d'eau. Le massif de l'Aïr (400 km sur 250 km environ) domine la région. Il est formé de montagnes entaillées de vallées, surplombées par le mont Greboun (1 944 m), les monts Tamgak (1 800 m), les monts Agalak (1 700 m), les monts Bagzane (2 022 m). Au nord-est, séparé de l'Aïr par le Ténéré et le grand erg (désert de sable) de Bilma, le massif du Djado (mont Toummo, 1 022 m) se prolonge par l'éperon tabulaire et peu élevé du Kawar (Dirkov, 350 m). Plus au sud, isolé dans une grande pénéplaine de sable à la hauteur du 16e parallèle, le massif de Termit marque la limite entre le désert et le Sahel.

Le Centre-Sud fait partie du Sahel. C'est une zone semi-aride, à l'herbe rase parsemée d'arbustes et d'épineux. En saison des pluies, les dallols (Dallol Bosso, Dallol Maouri), larges vallées des anciens affluents sahariens du Niger, à sec le reste de l'année, se remplissent de mares et verdissent pour quelques semaines. C'est, pour les immenses troupeaux de bovins des Peul et des Touareg, l'époque de la « cure salée » qui succède aux épreuves de la longue saison sèche. Événement économique autant que social, la « cure salée » est l'occasion de rencontres entre familles et clans (mariages, transactions, etc.).

Le Sud, situé en zone de savane, est la seule région fertile, avec des pluies généralement suffisantes pour les cultures vivrières sans irrigation. Elle comprend la vallée du fleuve Niger (550 km dans la république du Niger) et sa rive droite jusqu'à la frontière du Burkina, et une bande d'une centaine de kilomètres de profondeur le long de la frontière du Nigeria. Elle s'amincit au fur et à mesure que l'on s'approche du lac Tchad, une des plus grandes étendues d'eau du continent, bordée de papyrus, à la profondeur et à la superficie sujettes à de grandes variations selon la pluviosité et l'évaporation.

Climat >> Le climat du Niger est chaud et sec. Les pluies, parfois inexistantes ou ne dépassant guère 160 mm annuels dans le Nord en un seul mois, atteignent 600 mm sur les deux ou trois mois de la saison des pluies au nord de Niamey en zone sahélienne (de juillet à septembre). À la frontière du Bénin, dans le sud, où la saison humide dure de juin à octobre, elles peuvent dépasser les 800 mm par an. À Niamey, la température moyenne annuelle est de 29,4 °C.

Faune & Flore >> Le désert est totalement dépourvu de végétation dans les ergs et le Ténéré, mais des spécimens résiduels de flore méditerranéenne sont présents dans l'Aïr (olivier Laperrine, cyprès). La flore sahélienne (petites graminées, acacia) assure difficilement la subsistance des bovins et des chèvres dans le Centre-Sud, en particulier durant la saison sèche. Dans les savanes méridionales, les hautes herbes alternent avec des bosquets de forêts sèches dominées çà et là par de grands arbres comme le baobab, le tamarinier, le fromager et une espèce d'acajou. L'antilope addax, la gazelle et l'autruche étaient autrefois nombreuses dans les régions arides. Il y a des girafes au sud de Niamey ; dans les parcs protégés au sud de la rive droite du Niger, on trouve des buffles, diverses sortes d'antilopes, des éléphants et des lions. On peut voir des hippopotames dans le fleuve au nord de Niamey et jusqu'à la frontière du Mali. Le bœuf kanouri, doté de grosses cornes qui lui servent de flotteurs, peuple les rives et les îles du lac Tchad.

Art & vie culturelle

L'influence de l'islam, en provenance d'Afrique du Nord, pour l'ouest du pays, et de la Libye et du Nigeria pour l'est (région de Zinder), se fait fortement sentir ; elle est liée au développement de l'ancien réseau transsaharien. Plusieurs organismes privés gèrent leur propre bibliothèque. Sur une grande superficie, en plein centre de Niamey, le Musée national du Niger regroupe une bibliothèque, un musée, un zoo, un Institut des sciences humaines et un centre artisanal traditionnel.

Économie

Le Niger est l'un des pays les plus pauvres du monde. Son économie, qui repose sur l'agriculture vivrière et l'élevage, est exposée aux phénomènes de sécheresse qui caractérisent la région du Sahel — le Niger a notamment subi les effets désastreux de la sécheresse dans les années 1970 et connu une sécheresse moins rigoureuse durant les années 1980. Le pays tire la plupart de ses revenus de l'exportation de l'uranium. Le gouvernement nigérien dépend largement de l'aide bilatérale et internationale pour ses dépenses de fonctionnement et les investissements publics. Il bénéficie de prêts importants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), notamment au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance et de l'initiative en faveur des pays pauvres lourdement endettés.
En 2004, le produit intérieur brut était de 3,1 milliards de dollars, soit 230 dollars par habitant.

Histoire

Le Niger, gouverné par l'armée de 1974 à 1989 après le coup d'État du lieutenant-colonel Seyni Kountché contre le président Hamani Diori, entre à partir de 1991 dans une période de démocratisation entravée par de graves troubles politiques. Une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en décembre 1992, instaure une démocratie pluraliste. À l'issue du coup d'État perpétré en 1996 par le colonel Ibrahim Baré Maïnassara, une nouvelle Constitution adoptée par référendum par 90 % des votants (avec 35 % de participants au scrutin) consacre l'adoption d'un pouvoir fort. Cette Constitution est à son tour suspendue en avril 1999, après l'assassinat du président Maïnassara. Le processus démocratique aboutit la même année à un référendum constitutionnel et à la tenue d'une élection présidentielle. Le colonel à la retraite Mamadou Tandja, du Mouvement national pour la société de développement (MNSD), l'ex-parti unique, est élu avec 60 % des suffrages exprimés contre Mahamadou Issoufou, du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS). Il est réélu en 2004.


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